Aujourd'hui à quoi peut-on rêver ? J'ai l'impression –peut-être illusoire- que la génération d'aujourd'hui n'est pas dans le même rapport à l'avenir que celles d'avant. Je veux dire, je pense qu'il y a quelques années les jeunes rêvaient de bouleverser les choses pour créer un avenir plus juste, plus agréable, plus prospère. Ils avaient sans doute beaucoup d'espoir.
Je ne suis plus sûr qu'on porte aujourd'hui le même espoir. Y-a-t-il déjà eu dans toute l'histoire du monde une jeune génération à qui l'on montrait et prouvait avec tant de conviction que le monde avait une fin. J'entends par là une limite. J'entends que la Terre peut mourir. Avant sans doute, on critiquait tous les problèmes qu'il y a toujours eu et qu'il y aura toujours mais on le faisait avec la perspective d'un changement possible. Autrement dit avec la conviction de pouvoir être sauvé par ce changement. Sauvé de ce qui n'allait pas au moment présent. Mais de nos jours, il n'y a plus lieu d'être sauvé. Ne serait-ce qu'en prenant l'exemple de l'écologie. En tant que jeune génération nous avons été sensibilisés par le problème de la pollution et des ressources naturelles. Si nous adhérons souvent et espérons que les sociétés deviennent plus « écologiques » nous n'avons pas la folie de croire que ça nous sauvera dans l'avenir. Car « c'est trop tard. »
C'est de cela que les jeunes parlent : d'un monde qui a bien l'air de s'écrouler. Et nous nous enfermons dans une résignation détachée. Est-on une génération sans espoir ? Parfois nous avons de grands sauts d'humeur, des mots plus forts, des revendications plus élevées, des paroles qui voudraient annoncer une nouvelle bataille pour un nouveau but. Mais comment tenir lorsque tout autour nous crie que la Terre se pourrie. Et c'est comme si ce mauvais constat était intégré. Pas apprécié, pas vraiment accepté, mais tout simplement présent. Et on y peut rien. Il n'est pas caché, les médias en font des sujets d'émissions, les gens en parlent, s'indignent un peu mais se résignent aussi.
Finalement la seule force de réaction devient le maintient. Pas l'amélioration. Il ne s'agit plus de faire mieux, il faut juste éviter de faire pire. Ou plutôt repousser ce pire dans un futur où l'on espère ne plus exister.
En photo: ma sculpture/maquette des wC de Buxerolles.
Je ne suis plus sûr qu'on porte aujourd'hui le même espoir. Y-a-t-il déjà eu dans toute l'histoire du monde une jeune génération à qui l'on montrait et prouvait avec tant de conviction que le monde avait une fin. J'entends par là une limite. J'entends que la Terre peut mourir. Avant sans doute, on critiquait tous les problèmes qu'il y a toujours eu et qu'il y aura toujours mais on le faisait avec la perspective d'un changement possible. Autrement dit avec la conviction de pouvoir être sauvé par ce changement. Sauvé de ce qui n'allait pas au moment présent. Mais de nos jours, il n'y a plus lieu d'être sauvé. Ne serait-ce qu'en prenant l'exemple de l'écologie. En tant que jeune génération nous avons été sensibilisés par le problème de la pollution et des ressources naturelles. Si nous adhérons souvent et espérons que les sociétés deviennent plus « écologiques » nous n'avons pas la folie de croire que ça nous sauvera dans l'avenir. Car « c'est trop tard. »
C'est de cela que les jeunes parlent : d'un monde qui a bien l'air de s'écrouler. Et nous nous enfermons dans une résignation détachée. Est-on une génération sans espoir ? Parfois nous avons de grands sauts d'humeur, des mots plus forts, des revendications plus élevées, des paroles qui voudraient annoncer une nouvelle bataille pour un nouveau but. Mais comment tenir lorsque tout autour nous crie que la Terre se pourrie. Et c'est comme si ce mauvais constat était intégré. Pas apprécié, pas vraiment accepté, mais tout simplement présent. Et on y peut rien. Il n'est pas caché, les médias en font des sujets d'émissions, les gens en parlent, s'indignent un peu mais se résignent aussi.
Finalement la seule force de réaction devient le maintient. Pas l'amélioration. Il ne s'agit plus de faire mieux, il faut juste éviter de faire pire. Ou plutôt repousser ce pire dans un futur où l'on espère ne plus exister.
En photo: ma sculpture/maquette des wC de Buxerolles.




