Réflexion

Réflexion
Aujourd'hui à quoi peut-on rêver ? J'ai l'impression –peut-être illusoire- que la génération d'aujourd'hui n'est pas dans le même rapport à l'avenir que celles d'avant. Je veux dire, je pense qu'il y a quelques années les jeunes rêvaient de bouleverser les choses pour créer un avenir plus juste, plus agréable, plus prospère. Ils avaient sans doute beaucoup d'espoir.

Je
ne suis plus sûr qu'on porte aujourd'hui le même espoir. Y-a-t-il déjà eu dans toute l'histoire du monde une jeune génération à qui l'on montrait et prouvait avec tant de conviction que le monde avait une fin. J'entends par là une limite. J'entends que la Terre peut mourir. Avant sans doute, on critiquait tous les problèmes qu'il y a toujours eu et qu'il y aura toujours mais on le faisait avec la perspective d'un changement possible. Autrement dit avec la conviction de pouvoir être sauvé par ce changement. Sauvé de ce qui n'allait pas au moment présent. Mais de nos jours, il n'y a plus lieu d'être sauvé. Ne serait-ce qu'en prenant l'exemple de l'écologie. En tant que jeune génération nous avons été sensibilisés par le problème de la pollution et des ressources naturelles. Si nous adhérons souvent et espérons que les sociétés deviennent plus « écologiques » nous n'avons pas la folie de croire que ça nous sauvera dans l'avenir. Car « c'est trop tard. »

C'es
t de cela que les jeunes parlent : d'un monde qui a bien l'air de s'écrouler. Et nous nous enfermons dans une résignation détachée. Est-on une génération sans espoir ? Parfois nous avons de grands sauts d'humeur, des mots plus forts, des revendications plus élevées, des paroles qui voudraient annoncer une nouvelle bataille pour un nouveau but. Mais comment tenir lorsque tout autour nous crie que la Terre se pourrie. Et c'est comme si ce mauvais constat était intégré. Pas apprécié, pas vraiment accepté, mais tout simplement présent. Et on y peut rien. Il n'est pas caché, les médias en font des sujets d'émissions, les gens en parlent, s'indignent un peu mais se résignent aussi.

Finalem
ent la seule force de réaction devient le maintient. Pas l'amélioration. Il ne s'agit plus de faire mieux, il faut juste éviter de faire pire. Ou plutôt repousser ce pire dans un futur où l'on espère ne plus exister.




En photo: ma sculpture/maquette des wC de Buxerolles.

# Posté le mercredi 23 janvier 2008 09:21

Je suis venue vous dire que je m'en vais

Je ne sais pas comment on fait quand on déménage. Doit-on prévenir tout le monde? Faire une sorte d'aurevoir collectif? Ou plutôt un mot pour chacun?

Au début je voulais partir sans rien dire. Parce que j'ai pensé qu'il n'y avait rien à dire. Je pars. Je pars comme si j'allais en vacances. Un peu plus longtemps certes, mais je vais revenir.
Sauf que ça cloche.
Parce que dans quelques jours je n'aurai plus de maison ici. Du coup ça complique un peu les choses. Ca n'est plus vraiment comme partir pour des vacances puisque dans quelque temps plus rien ne sera chez moi ici. On ne revient pas dans un endroit qui n'est pas chez soi.
On ne déménage pas pour des vacances, on déménage à vie.



Je déménage.


J'ai cette facheuse tendance qui consiste à se rendre compte de certaines choses au dernier moment. Et à s'en rendre compte de manière à ce que ça soit brutal. Comme là par exemple, c'est violent.

J'ai commencé à enlever les posters et les cadres, à trier quelques affaires; à en jeter beaucoup, et, inexorablement 19 années de ma vie viennent s'entasser dans des cartons au devenir incertain. Au moins, pourrais-je pensé que les cartons vont me suivre. Mais pour le reste: les murs, les gens, les lieux, c'est autre chose.
Je commence déjà à visualiser le présent comme un passé. Ou plutôt, j'ai des souvenirs que je sentais aussi proches qu'accessibles, ils se plaisent depuis peu à s'éloigner, à devenir passé. Le passé.

C'est pas le fin du monde! C'est juste la fin d'une "partie", d'un chapitre en quelque sorte ( pour pas utiliser des formules toutes faites...). Il n'empêche que ce chapitre là était important. C'était sans doute le chapitre des fondations. Comme on batti une maison, les années à "Sal trou'd'ville" m'ont batti.



Je pense à plein de gens.

Je ne sais pas trop si je dois commencer à dire des noms. Je crains de ne plus m'en sortir si je commence. Pourtant je pense assurément à beaucoup de personnes en ce moment. Pas seulement à celles que je fréquente maintenant mais aussi à d'autres que j'ai fréquenté longtemps. Le fait d'être au moins proche d'elles géographiquement me faisait penser que tout était encore présent. Ou du moins accessible. Comme je quitte cette promiscuité, tout cet ensemble reste en arrière tandis que je m'éloigne. Même si c'est certainement très normal ( c'est la même chose pour tout le monde ), ça ne me laisse pas indifférente.

Je cherchais un moyen de vous prévenir que je quitte la région parisienne, j'ai rien trouvé de "mieux" que de faire un article sur un blog histoire de révéler ma passionante vie privée au monde entier (qui, je n'en doute pas, a en ce moment même, les yeux rivés sur mon blog :p )
Je cherchais un moyen de dire aurevoir à certain, adieu à d'autres peut être parce que je ne sais pas de quelles manières peuvent durer les amitiés lorsque l'on est loin.
Ne pensez pas pour autant être débarassé de moi! Pour la plupart d'entre vous (qui êtes déjà au courant de mon déménagement) je n'envisage absolument pas de ne pas vous revoir! Bien au contraire! Naméo.


C'est nul cette espèce de dédicasse globale que je vous fais.

J'aimerais mieux vous dédier 100 lignes à chacun plutôt que ces quelques mots à vous tous. C'est bien maladroit de vous tenir un même discours sans avoir vécu les mêmes choses mais je voulais surtout résumer un peu la situation.

Et pour résumer:
- Je vais vivre à Poitiers l'an prochain. Je suis inscrite aux Beaux arts pour une durée de 5 ans normalement.
- Cependant mes parents déménagent en Bretagne donc je n'aurai plus de domicile sur sartrouville :(
- Ma mère et ma petite soeur seront à Vannes
- Mon père à Rennes
-Toutefois ma grande soeur habite à Maison-Lafitte, sous réserve de pouvoir régulièrement (dans les limites du non-envahissement) squatter chez elle, je viendrai vous rendre visite à Sartrou =)

Je vous passerai les adresses s'il faut sachant que je garde même numéro et que j'ai le net à Poitiers.
Voilà voilà, j'avais beaucoup de choses à dire même si un chapitre de vie se résume pas sur une page de blog. Je vous oublie pas!
Je suis venue vous dire que je m'en vais

# Posté le mardi 24 juillet 2007 09:35

Vite, je tombe

Vite, je tombe
Comme un pantin
sans fils
trop libre et trop fragile

# Posté le jeudi 10 mai 2007 16:21

C'est nonoël

Cadeauuuuu! Un dessin de fée pour no-noweyl =)

Une fée qui a l'air de se demander ce qu'elle fait là é_è
C'est nonoël

# Posté le mardi 26 décembre 2006 07:50

ça bafouille

ça bafouille
C'est l'histoire d'une famille (la mienne au hasard) qui avait parfois du mal à communiquer...

Personnages:
- Pap'==> le papa
-Mam'==> la maman
-La Gaz'==> la grande soeur
-La Mêm'==> la moyenne soeur (moua)
-La Toon'==> la petite soeur



.La Mêm', pleine d'enthousiasme, veut raconter ce qu'elle a entendu dire à la météo la veille: "moi à la moitéo, euh...météo"

.La Mêm', adepte du racourcissage de mot : "le moulon" (mélange de "vous" et "melon")

.La Toon', qui fait de même: "ils siou?" (ils sont où?)

.La Mêm', choquée par la révélation que viens de lui faire la Toon': "ouhbalala!" (mélange de "ouhlala!" et "oh bah dis donc!")

.La Mêm' (oui, encore elle!), qui n'a pas l'habitude de parler tôt le matin: "oh j'avais jamais vu la défée fermence! Euh... la Défense fermée...

.Pap', qui ne sait plus après quoi il doit raler: "Oh y'en a marre de ce vin! Euh, de ce vent!"

.Pap', qui persiste dans ses histoires à boire: " C'est des boires au sirop léger"

.La Mêm', voyant un ciret suspendu au dessus d'elle: "L'emblême de la Bretagne floppe au dessus de nos têtes"

.La Mêm', poète malgré elle: "est-ce que le trêfle à quatre feuille porte bon-oeil? Euh...bonheur?"

.La Mêm', à table: "j'peux prendre du melon?"
Mam', qui répond: "quel maïs?"


C'est l'histoire d'une famille qui s'aimait tendrement...


.Pap', sur le bateau à voile, il s'adresse à son équipage de choc (la Toon' et moi même...): "qui va larger?"
La Mêm': "on largue quoi?"
La Toon': "Armelle." (vilaine soeur! bouh!)

.La Mêm', qui tient la barre, toujours sur la bateau, et demande d'un ton hautain: "Est-ce que le cap est bon?"
Pap', ayant repris la barre: "t'avais un cap à la con" ( >.< )

.Mam', avant de partir en balade, s'adresse à la Toon': "Bon, est-ce que j'ai envie d'aller aux toilettes?"
La Toon', désespérée: "mais j'sais pas moi, j'suis pas dans ta vessie!"

# Posté le lundi 25 septembre 2006 11:49

Modifié le lundi 25 septembre 2006 12:05